En redescendant, Christian vit sa petite protégée s'affairer à préparer à manger. Il voulu l'aider et attrapa le couvert pour le dresser. Emma se retourna et le regarda avec fureur, les yeux rougis et remplis par les larmes. Il vit les éclairs qu'ils lui lançaient. Et avait comprit la détresse dont elle se remplissait de jours en jours. Elle cria :
- Laisse moi faire ! Vas dehors ! Vas dire bonjours à toute ta future famille qui attend à côté !
Il allait se jeter sur elle et la frapper pour la faire revenir à elle comme à chaque fois. Mais elle n'avait pas la même posture ni la même attitude. Il se glissa près d'elle et la serra violemment.
- Ne me parle plus comme ça petite teigne ! la gronda-t-il
- Je te déteste, lâche moi tu me fais mal ! Je saigne j'ai une profonde plaie imbécile, se débattait- elle.
- Si tu arrêtais de bouger, tu n'aurai pas mal, regardes petite sotte comme tu saignes. Arrête toi, je sais ce que tu ressens petite fille.
- Non tu ne sais pas, hurla-t-elle avant de se laisser tomber dans les bras de Christian lasse et en larme.
L'homme les essuya rapidement par des paroles douces et des baisers sur son front plein de sueur. Elle se blottit contre lui, le nez dans son col de chemise, humant son odeur si rassurante et apaisante. C'est ainsi qu'Aurore les retrouva. Emma se dégagea de son ''père'' avec un gémissement de douleur pour qu'il puisse se jeter dans les bras de son amour et se remit à préparer à manger. Pour que les deux amants puissent se retrouver. Elle n'osait pas les regarder et s'affairait à son repas. Les deux amoureux la laissèrent là. Elle avait l'impression qu'à chaque fois ils étaient plus amoureux. Ils ne revinrent que deux heures plus tard, la jeune fille avait mangé depuis un moment et était sortie laissant un mot pour la gouvernante Jeanne pour ne pas qu'elle s'inquiète comme à son habitude et les reste du petit monde peuplant cette immense maison : « Je suis sortie faire un tour, bisous, Emma ». En rentrant, Jeanne était folle. Christian ayant lu le mot décida d'aller la chercher mais Aurore le retint. Elle lui dit que chaque soir elle sortait se balader dans les champs. Elle est naïve, pensa-t-il.
- Ecoute ma chérie, je vais la chercher. Aller vous coucher, je reviens vite.
Sans les laisser dire un mot il sortit et s'enfonça dans la campagne. La lune déchirait la nuit de sa lumière et le guidait. Il entendit du bruit, sortit son couteau et pénétra dans le champ d'abricotiers. Il vit une ombre qui gisait par terre et une autre qui lui donner des coups pour qu'elle crie. Il entendit un gémissement, des insultes et un long cri qui déchira le silence. Christian ne fit ni une, ni deux, et se jeta sur la grande et forte forme qui détruisait sa protégée, le menaça de son couteau et l'autre s'enfui. Pendant ce temps là, Emma s'était relevée, avait récupéré ses affaires et commençait à se diriger vers la maison. Quand son ''père'' se retourna, elle avait disparu. Il sortit sur le chemin et remarqua sa jolie et fine silhouette se profiler comme un monstre sous la lune. L'homme ce dirigea vers elle et la porta jusqu'à la propriété.
Bien évidemment Aurore, son frère David et Jeanne n'étaient pas couchés. La gouvernante accourut affolée et Emma sortit de son sac une enveloppe et la lui tendit avant de s'évanouir. La veille femme ne cessait de geindre : Pauvre petite fille. Ce n'est pas possible. Mon dieu ! Que lui est-il arrivé ? Christian la repoussa et la confia à David puis demanda à Aurore de venir l'aider à laver Emma. Celle-ci parut gêné mais n'osa pas protester devant la mine triste et insistante de son amant.
L'homme du couper les habits maculés de sans pour pouvoir les décoller sans trop lui faire mal. Une fois la jeune fille nue, les deux jeunes gens hurlèrent d'horreur devant son corps lacéré et même pire. Une fois qu'ils l'eurent mise dans l'eau elle gémit de douleur et reprit connaissance instantanément. Aurore défaisait le lit de son amie pendant que Christian lavait avec précautions, tendresse et doigté Emma. Une fois fini, il l'enroula dans un peignoir et la frictionna doucement pour ne pas la faire saigner plus. Avec l'aide de sa femme il pensa sa ''fille'' et la coucha, fit sortir Aurore et parla avec l'adolescente.